Devenir autonome, ça se prépare ! Ça veut dire être plus libre de faire ce que je veux, mais aussi découvrir mes nouvelles responsabilités.

Les trois grands pôles qui se profilent sont :

EMPLOI – LOGEMENT – SANTÉ

Et à la clé, la question angoissante du BUDGET !

Alors je fais comment ?

Je fais le point sur :

  • Ma situation et mes aspirations (par ex. : je vis chez mes parents, je viens de finir mes études et je voudrais me diriger vers telle profession tout en me laissant la possibilité de fonder une famille dans quelques années…)
  • Ma priorité (par ex. : trouver un travail, trouver un logement…)
  • Mes forces, mes faiblesses et les opportunités (par ex. : mes qualités, la formation que j’ai reçue, je n’ai pas le permis ou pas de véhicule, je sais/ne sais pas rédiger un CV, une lettre de motivation..., une possibilité de job à l’étranger, une formation complémentaire…)
  • Qui va pouvoir m’aider ? en Belgique : Onem, Forem, Mutualité, Secrétariat Social, CPAS, Centre Jeunes, IFAPME, Promotion Sociale… ou à l’étranger : consulat, associations d’expat,…

J’organise mon plan de bataille :

  • Pour mon job
    • Je m’inscris comme demandeur d’emploi dès la fin de mes études
    • Je constitue mon dossier (CV, carte de visite à distribuer, lettre de motivation, préparation aux entretiens d’embauche) et je soigne mon apparence (et mon image sur les réseaux sociaux !)et celle des documents que j’envoie
    • j’adresse des lettres de candidature spontanée, je réponds à des offres éventuelles, je cherche toutes les opportunités, même un peu éloignées de ma formation ; je rencontre des employeurs potentiels (salon emploi) et je distribue mes CV en mains propres partout où je peux, en l’adaptant éventuellement selon l’entreprise ou le job visé
    • Je garde des preuves de tous mes efforts à la recherche d’un emploi car on me les demandera
    • Je me renseigne au Forem sur les aides à l’emploi que je peux offrir à un futur employeur
    • Je prépare les entretiens d’embauche (réponses aux questions inévitables sur mon parcours, les « trous » dans mon CV, les changements d’orientation, mes points forts et mes points faibles) en veillant à positiver ; beaucoup de conseils sont disponibles sur Internet, ainsi que des livres ou même des coaches.
    • Le stage d’insertion dure 310 jours pendant lesquels j’aurai peut-être la chance de trouver un job ! si je le garde au moins un an, je pourrai bénéficier d’allocations de chômage par la suite, sinon, j’aurai des allocations d’insertion pendant 36 mois si je remplis toutes les conditions (âge limite de 24 ans lors de mon inscription, évaluations positives du Forem)
    • Si je ne suis pas dans les conditions pour bénéficier d’allocations d’insertion, je dois m’adresser au CPAS, mais il y a des conditions à l’aide sociale
    • Je profite au maximum des possibilités de formation qui sont proposées par le Forem ou les Centres d’Insertion Socio-Professionnelle
    • Un job, ça peut aussi être : un intérim, un CDD, lancer une start-up, lancer mon activité en tant qu’indépendant, partir pour une ONG… je ne ferme aucune porte mais je me renseigne à fond sur les conditions, les risques et les implications au niveau chômage, pension, soins de santé… Je lis bien les contrats qui me sont proposés et je n’hésite pas à demander conseil avant de signer !
    • Et si je reste un moment sans travail, j’en profite pour me former à d’autres compétences, dans mon domaine ou tout à fait ailleurs, entretenir ma forme physique, apprendre une langue, un instrument, faire du volontariat, des mises en situation professionnelle, passer mon permis de conduire… partout, je ferai des rencontres ; mon moral s’en trouvera bien et surtout, je ne perdrai pas l’estime de moi.
    jeune couple déménagement
    • Pour mon logement 
      • J’aime la sécurité et je reste chez papa/maman : au début de la vie active, c’est souvent l’idéal, mais ça implique de la souplesse, de la bonne volonté pour que la cohabitation se passe bien. De toute façon, cette solution ne pourra pas fonctionner sur le long terme
      • J’ai des revenus et je pars :
        • Je loue ou j’achète ? même s’il existe des aides pour l’achat d’un premier logement, il faut bien analyser les éléments tels que : la situation (ville, campagne, accès aux transports en commun, bruit environnant, écoles et magasins à proximité), taxes et charges, isolation et coût de chauffage et d’électricité, assurances, mise financière de départ, formalités pour un prêt éventuel, raccordements, état du bien… le mieux est de se faire conseiller par un spécialiste (par exemple, un architecte : il vaut mieux payer pour un conseil que regretter un mauvais achat). La location est une solution intéressante pour tester ma nouvelle vie, et l’endroit où j’envisage d’habiter. Je me ferai ainsi une meilleure idée de ce qui me plaît ou ce que je veux éviter. Une bonne agence immobilière sera de bon conseil et garantira un contrat sans surprise. Je devrai néanmoins prévoir un montant équivalent à quelques mois de location pour déposer une caution.
      • Je voudrais partir mais j’ai un petit budget : j’opte pour la colocation, le kot ou le studio (mais attention aux implications sur les allocations d’insertion ou de chômage !) Il existe maintenant des baux de colocation qui établissent les droits et obligations de chacun.

    Attention : s’installer, même dans un petit studio, coûte de l’argent car il faut s’équiper d’un lit, de meubles, de matériel de cuisine… je profite des soldes, des actions commerciales ou des offres de seconde-main. Avec un peu de créativité et de savoir-faire, un vieux buffet retrouvera une seconde vie !

      • J’aimerais avoir mon logement mais je n’ai pas de revenus ou je me suis disputé avec mes parents et je n’ai pas d’autre issue que quitter la maison : je passe par le CPAS de la commune qui m’aidera à faire le point sur mes droits et mes obligations et me dirigera éventuellement vers d’autres possibilités (juge de paix pour déterminer un droit à une pension des parents, société de logements sociaux…)
    • Pour mes soins de santé 

    Dès que le droit aux allocations familiales prend fin, ou dès l’âge de 25 ans, je dois prendre en main la gestion de mon dossier de mutuelle. En Belgique, nous avons la chance d’avoir une bonne couverture de santé légale pour les remboursements de soins et les indemnités de maladie : il suffit d’être domicilié en Belgique pour y avoir accès. Il faudra cependant passer par un organisme assureur. Les mutualités, en plus de la couverture légale identique pour tous (assurance obligatoire), proposent des avantages complémentaires variés (assurance complémentaire) et des produits d’assurances (assurance hospitalisation, dentaire ou soins ambulatoires) pour lesquelles il faut payer une cotisation mensuelle.

    Omnimut offre un éventail très large et les conseillers analysent avec moi mes besoins en matière de couverture complémentaire. Je peux également bénéficier de tous les outils actuels pour gérer facilement mon dossier (domiciliation, Zoomit, My Omnimut, l’appli, les formulaires en ligne…)