Recevoir une attestation de soins du médecin à la fin d’une consultation, y apposer une vignette et l’envoyer à votre mutualité… Ces démarches que vous connaissez bien ne seront bientôt plus qu’un souvenir… A partir de janvier 2018, progressivement, toutes ces étapes seront informatisées dans le but de vous simplifier la vie !

Parcours d’une attestation 

Cela fait déjà longtemps qu’on en parle, surtout depuis que la ministre de la Santé publique Maggie De Block en a fait presque une priorité. Dès janvier 2018, les médecins généralistes seront appelés à utiliser le nouveau système d’attestation électronique. Concrètement, lorsque vous vous rendrez chez le médecin généraliste pour une consultation en son cabinet, vous ne recevrez plus d’attestation sous format papier après avoir effectué le paiement. À la fin de la consultation, le médecin introduira les données nécessaires (code de nomenclature, montant de la consultation, etc.) dans un espace sécurisé. Avant d’arriver à la mutualité, les données seront vérifiées afin d’être directement renvoyées au médecin si des erreurs sont constatées. Si l’attestation est correctement remplie, elle sera presque instantanément envoyée à votre mutualité qui pourra effectuer le remboursement. 

Avant de le quitter, votre médecin vous remettra un justificatif reprenant un accusé de réception et des informations telles que l’honoraire, le montant payé, etc. Ce numéro d’accusé de réception vous servira en quelque sorte de référence pour le suivi et le traitement de l’attestation électronique. C’est d’ailleurs ce numéro qui sera mentionné dans la communication bancaire de votre remboursement. Quant aux visites à domicile, elles ne feront pas encore l’objet d’une attestation électronique. 

Non pas une révolution, mais une évolution

Le passage à l’attestation électronique représente un véritable changement dans nos habitudes. Tout se réglera finalement entre le médecin et la mutualité, sans votre intermédiaire. Votre mutualité restera néanmoins le point de contact pour toute information relative à l’attestation électronique. Cette évolution vers le digital présente bien entendu de nombreux avantages aussi bien pour le patient, que pour le médecin et même pour la mutualité. 

Quels avantages pour vous ?

  • Moins de démarches administratives pour obtenir un remboursement. 
  • Moins de papiers, c’est bon pour notre environnement.
  • Avec l’attestation électronique, les erreurs liées au décodage des attestations manuscrites sont éliminées. 
  • Remboursement plus rapidement. Votre attestation de soins sera envoyé automatiquement à votre mutualité directement après la consultation. 
  • Cela vous est peut-être déjà arrivé de perdre une attestation de soins ou d’en retrouver une au fond d’un tiroir plus de deux ans après la consultation… Ce genre de mésaventure ne sera plus qu’un mauvais souvenir !   

S’il est prévu que tout se mette en place progressivement à partir de janvier 2018, il n’y a, à l’heure actuelle, aucune obligation pour le médecin généraliste d’utiliser les attestations électroniques. Mais il faut s’attendre à ce que ce nouveau système fasse, d’ici peu, l’objet d’une disposition légale et devienne ainsi obligatoire pour tout le monde. 
 

La prescription électronique Recip-e est désormais obligatoire 

C’est au tour des prescriptions papier telles que nous les connaissons, de disparaître. À l’avenir, nous ne remettrons plus de document au pharmacien pour recevoir des médicaments prescrits. Comment cela va-t-il se dérouler précisément ?

  • Le médecin prescrit des médicaments à la fin de la consultation
  • Cette prescription est chargée de manière électronique dans un environnement sécurisé
  • Vous recevez une preuve que la prescription a bien été enregistrée, avec un code-barres unique
  • Le pharmacien scanne le code-barres et a ainsi accès à la prescription électronique 

Grâce à ce nouveau système, le pharmacien reçoit une prescription claire et complète. Il y a moins de risque d’erreurs, moins de risque de falsification,… Pour le moment, votre médecin vous remettra encore une preuve de la prescription. Mais le but est que cette preuve disparaisse et que le pharmacien se serve de votre carte d’identité pour retrouver votre prescription électronique.