« Comment vous sentez-vous après votre hospitalisation ? » et « Comment avez-vous vécu votre séjour et vos soins? » : de nombreux hôpitaux posent ces questions à leurs patients. Il s’agit de mesures appelées PROM (pour la manière dont vous évaluez votre état de santé) et PREM (pour la manière dont vous avez vécu vos soins). Le Centre Fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE) se réjouit de cette démarche mais souligne que l'utilisation de ces questionnaires de satisfaction est trop variable.

Patients hopital

Une meilleure communication entre le patient et les médecins

Dans le cas où votre traitement a des effets secondaires désagréables et que vous n’osez pas en parler directement à votre médecin, des questionnaires PROM et PREM peuvent être utiles. 
En effet, ces questionnaires faciles à remplir mesurent la façon dont vous évaluez votre propre santé et vous interrogent sur votre vécu des soins reçus. Ils sont analysés par les professionnels de la santé individuels, les hôpitaux mais aussi les politiques de santé afin d’améliorer la communication entre le patient et ces différents acteurs.

Plus d'uniformité

Le KCE se réjouit que de nombreux hôpitaux utilisent de tels questionnaires pour améliorer la qualité de leurs soins. Cependant, les listes elles-mêmes et la façon dont elles sont évaluées sont très différentes, ce qui rend difficile la comparaison entre les hôpitaux.

De plus, comme nous vous l’indiquions dans notre article « Les hôpitaux récompensés grâce à la satisfaction des patients ! », dans le cadre de la réforme du financement hospitalier, un exercice de « pay for performance » a démarré ce 1er juillet 2018. La majorité des hôpitaux y participent sur une base volontaire afin de conditionner une partie de leur financement à certains objectifs de qualité. Pour ce faire, les questionnaires PREM y seront utilisés mais à nouveau avec le même problème de questionnaires différents utilisés au Nord et au Sud du pays. 

Si ces questionnaires sont destinés à être utilisés pour déterminer la politique belge en matière de santé, une plus grande uniformité devra être imposée.