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03/03/2017 : Le Smartphone sera-t-il bientôt sur ordonnance?

L'e-santé évolue très rapidement et le réseau international Health 2.0 compte bien bouleverser les soins de santé avec plusieurs innovations technologiques. Sa déclinaison bruxelloise désire mettre en avant des solutions développées en Belgique afin de faciliter leur intégration auprès des professionnels des soins de santé de notre pays.

Actuellement, on comptabilise plus de 250.000 applications santé qui tentent de se spécialiser pour devenir plus médicales, professionnelles et dédiées  à des pathologies précises avec pour cibles les patients mais aussi le personnel soignant.

Ce véritable boom nécessite tout de même une réglementation claire permettant de respecter la vie privée ainsi que la sécurité de données de chacun.

Jamais sans mon app

Le Plan e-santé 2015-2018, mis au point par les autorités belges, compte une partie consacrée à la Mobile Health et Maggie de Block a lancé un appel à projets pour l'intégration des applications mobiles dans les soins de santé. 24 projets concernant des pathologies bien précises ont été retenus par un comité d'évaluation constitué de membres de l'Inami, du SPF Santé publique de l'AFMPS et de la plateforme eHealth. Parmi ces projets, 6 ont un ancrage francophone et un 7ième est soutenu entre autre par l'Union des Mutualités Libres et concerne le diabète (Diabetes on the Run).

Financement

Tous ces projets sont entrés dans leur phase de test en conditions réelles en janvier 2017. Pendant ces tests dont la durée est estimée à 6 mois, il faudra valider l'intérêt de ces apps, leur sécurité, leur compatibilité avec les autres services d'e-santé, l'obtention du label européen CE et leur caractère evidence based.

Un budget de 3,25 millions d'€ a été libéré pour rémunérer les prestataires de soins de ces projets mais les conditions de financement définitives des professionnels utilisant ces applications, la réglementation ainsi que le cadre juridique sont encore à définir.

Le but de ces tests est que l'Inami valide un certain nombre d'applications pour que les médecins puissent les prescrire et qu'elles soient remboursées. Les apps devront bien sûr respecter un certain nombre de critères de sécurité et la vie privée des utilisateurs.

Hôpital virtuel

L'e-santé reprend 2 aspects:

1. Le self-management

En parallèle d'un traitement classique, le médecin prescrira à son patient de télécharger une application comme par exemple de conseils en cardiologie.

Apps connectées aux professionnels de santé qui les supervisent

Hôpital virtuel où les médecins et les infirmières sont derrière des écrans et font du télémonitoring.

Néanmoins, l'utilisation de ces nouvelles technologies pose deux problèmes. Le premier étant financier car il faudra donner la possibilité aux médecins convaincus d'utiliser les apps et d'être remboursés sans forcer les personnes réticentes. Le deuxième problème est quant à lui digital car il faudra fournir aux prestataires des applications intuitives mais aussi des formations pour les utiliser.

Ton Smartphone sera-t-il bientôt ton remède?, V. Versonne, Le Spécialiste, 02/02/2017, page 6.

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